2ème Journée : Lundi 25 Mai 2015

La journée s’annonce belle. Pour se lancer nous avons décidé de démarrer par l’enclos paroissial de Thégonnec et faire une rando dans le secteur. La rando a été trouvé sur Internet, pas trop longue de manière à avoir le temps de visiter l’enclos avant et de poursuivre par Morlaix après.

C’est notre 1er contact avec un enclos paroissial complet. Selon la définition de l’office de tourisme du Finistère : les enclos paroissiaux constituent un ensemble architectural unique en France, composé d’une église, d’un mur d’enceinte (d’où son nom), d’un portail monumental ou arc de triomphe, d’un calvaire et d’un ossuaire.

Comme l’indique Wikipédia, la construction des enclos a entraîné une véritable compétition entre les communes. Et ce qui fait sourire aujourd’hui c’est que cet esprit demeure car chaque enclos est toujours qualifié par « le plus ».

 L’enclos paroissial de Thégonnec

Particulièrement imposant, sa caractéristique n’a pas été rencontrée sur le terrain mais sur Wikipédia. C’est « le plus visité du Finistère ». Il est vrai qu’il vaut le détour, il faudrait avoir beaucoup de temps pour détailler les multiples personnages et scènes représentés.

Extrait de Wikipédia : « La porte triomphale — ou arc de triomphe —, à l’entrée de l’enclos, est un édifice de style Renaissance en granit de Plounéour-Ménez réalisée entre 1587 et 1589.

Elle est composée de quatre piliers massifs surmontés de lanternes cubiques et de lanternons. Deux échaliers relient les piliers extérieurs et l’entrée centrale est faite d’un arc en plein-ceintre fermé à l’époque par une grille. L’arc est orné de trois statues en Kersanton : à droite Notre-Dame du Vrai Secours, à gauche l’archange Gabriel et au centre Dieu le père entouré de deux canons.

L’ossuaire à gauche de la porte triomphale, construit entre 1676 et 1682, est dédié à la prière pour les défunts. Il servait de chapelle funéraire et de reliquaire. Il ne contient aucun ossement.

Le calvaire montre la crucifixion avec les 2 larrons, le méchant toujours représenté laid et à l’air mauvais.

À l’intérieur de l’église, un retable de 1685 dédié à Saint-Joseph, une chaire magnifique et une très jolie mise au tombeau.

Le circuit du Pont Hir

Après la visite de l’enclos, recherche du point de départ du circuit. Manque de chance pas eu le temps de télécharger la trace sur mon GPS. Après prise de renseignements qui ne nous ont pas aidés, nous partons vers la D712 puisque le descriptif en parle. Sans panneau, nous poussons sur cette D712 jusqu’à un rond-point où enfin un panneau nous envoie dans un chemin de terre. Après coup, il faut trouver le départ dans Thégonnec même, il faut bien remonter vers la D712 mais très vite prendre à droite une fourche qui envoie vers la maison de retraite, chambres d’hôtes, etc… La petite route longe la D712  et amène au rond-point à partir duquel le fléchage est bon. Il l’est peut-être dès la fourche franchie ?

Le circuit n’a rien de particulier sinon le passage en forêt avec le petit cours d’eau à longer un moment après l’avoir traversé par un petit pont de bois curieusement situé sous un pont de béton « le pont Hir ». Il s’agit d’un aqueduc pour le passage du Coatoulzac’h. Pont Hir signifie « pont long » en breton. La voûte fait 100 mètres de long.

Morlaix

Après la rando, direction Morlaix. Arrêt à proximité du viaduc. La montée sur le viaduc est incontournable. Puis incursion dans les petites rues à proximité jusque la place devant la maison de la duchesse Anne. Elle est assez extraordinaire et un parfait exemple des maisons à lanterne. Lanterne car le centre de la maison est ouvert jusqu’au toit pour la lumière. Aussi appelée maison à Pondalez (à ponts d’allée) car la partie avant est reliée à la partie arrière par des passerelles (les ponts d’allée).

Dans les petites rues traversées, de nombreuses autres maisons à encorbellement (débordement de l’étage supérieur). L’air très frais et l’heure nous font interrompre cette visite, dommage il y a encore beaucoup de choses à voir.